Dans l’immense majorité des cas, il s’agit d’une grande taille familiale constitutionnelle, les deux parents étant eux mêmes tous les deux grands ou très grands. Le caractère familial n’écarte évidemment pas la transmission d’une mutation génétique. Il faut rechercher des cas d’acromégalie ou de prolactinome chez les apparentés ainsi que des adénomes hypophysaires (FIPA).
Examens si l’on a un doute pour une cause pathologique :
- dosages d’IGF1 (voir normes page 85) et IGFBP3,
- la GH de base, à cause de sa pulsatilité, expose à de faux positifs et de faux négatifs,
- test de suppression de la GH par une hyperglycémie provoquée per os qui élève l’IGF1 et freine la GH : absence anormale de suppression si GH > 1 ng/mL,
- IRM hypothalamo-hypophysaire,
- recherche de syndrome de McCune-Albright,
- caryotype.
Causes
• Syndrome de Klinefelter (caryotype 47,XXY)
La grande taille est loin d’y être constante.
• Syndrome triple X chez une fille (1/1 000)
Dans ce cas, la taille devient progressivement anormale après 4 ans.
• Adénomes hypophysaires sécrétant de la GH :
IGF1 et IGFBP3 trop élevés pour l’âge, GH très élevée et restant > 5 ng/mL à l’HGPO, hyperprolactinémie (50 %), déficits anté-hypophysaires associés ; à l’IRM, microadénome ou adénome invasif (céphalées, compression du chiasma, hypopituitarisme) :
- mutations germinales récessives d’AIP ;
- mutations germinales de MEN1. Elles représentent à elles deux 45 % des tumeurs sécrétant de la GH ou de la prolactine, le plus souvent sporadiques ;
- mutations somatiques activatrices de GNAS (syndrome de McCune-Albright) (20 % des cas du syndrome) ;
- duplication Xq26.3 (acro-gigantisme lié à l’X) ;mutations germinales de CDKN1D (MEN4) ;
- hyperplasie somatotrope du complexe de Carney ;
- mutations de SDHD (syndrome 3PAs avec paragangliome).
• Autres syndromes
Ils comportent une grande taille parmi d’autres signes typiques, et ne sont pas à évoquer devant une grande taille lorsque celle-ci est isolée : Marfan (mutations de FBN1), Sotos (avec macrocéphalie) (mutations de NSD1), Wiedemann-Beckwith (méthylation anormale ou unidisomie paternelle de 11p15.5, mutations ou délétions/duplications de l’allèle maternel de CDKN1C), X fragile.





