La vitesse de croissance normale, très rapide dans les toutes premières années de la vie, se stabilise à partir de 4 ans autour de 4-5 cm pendant le reste de l’enfance.
Il arrive que les enfants aient été mal mesurés dans la période où ils ne se tiennent pas debout, et qu’une impression factice de petit ralentissement apparaisse à l’examen de la courbe de croissance entre 1 et 2-3 ans : dans les cas douteux, il faut se donner quelques mois d’observation de la courbe pour confirmer ou infirmer la diminution anormale de la vitesse de croissance.
Avant 6 ans, les principales causes organiques de ralentissement concernent l’hormone de croissance :
- les déficits hypophysaires génétiques de sécrétion de l’hormone de croissance, isolés (GHD) ou associés à d’autres déficits hypophysaires (LH-FSH, TSH, ACTH) (déficit combiné en hormones hypophysaires, CPHD) (voir page 79),
- les déficits hypophysaires d’origine tumorale (craniopharyngiome notamment) (voir page 82),
- les défauts génétiques de la signalisation GH-IGF1 (voir page 84).
Ces étiologies sont détaillées aux pages indiquées. Avant 6 ans, il n’y a pratiquement pas d’autres causes, sauf exception. La carence en hormone de croissance ou le défaut de son action ne se traduisent guère dans les 12-24 mois qui suivent la naissance, comme si l’hormone n’était pas essentielle à la croissance postnatale précoce. Il peut aussi s’agir dans certains cas du fait que le GHD ne prenne toute son ampleur que secondairement, comme dans les mutations de PROP1 où le déficit thyréotrope peut également se manifester précocément.





