Les causes de PPC sont les tumeurs, les défauts génétiques (KISS1, KISS1R, MKRN3 et DLK1) ou « idiopathiques ». Les GnRHa à libération prolongée sont l’acétate de leuprolide (3 mois), la triptoreline (3 mois ou 6 mois) et l’histréline en implant sous-cutané (1 an). Ils assurent une suppression soutenue des gonadotrophines, freinant la puberté et améliorant la taille prévue à l’âge adulte. Le traitement est considéré comme efficace si la progression de la puberté est arrêtée et si la vitesse de croissance et la maturation du squelette sont ralenties. Mais en dehors du suivi de la croissance et de l’âge osseux, la surveillance biologique du traitement reste peu précise. Des concentrations de LH non stimulées supérieures aux valeurs pré-pubertaires n’indiquent pas nécessairement une absence de suppression, alors que des concentrations égales aux valeurs pré-pubertaires indiquent probablement une suppression [1]. Le test au GnRH pourrait aider, mais n’est pas bien corrélé aux résultats cliniques [2].
Une étude prospective [3] montre que la mesure de la LH urinaire (technique ECLIA) en première intention évalue bien la suppression des gonadotrophines tout au long du traitement de la GnRHa chez les enfants atteints de PPC. Sur les 69 patients qui ont terminé l’étude, 12 étaient mal supprimés. Cette étude a montré que les niveaux de LH urinaire étaient au moins aussi sensibles que le test au GnRH. Les auteurs proposent une valeur seuil ayant une bonne sensibilité et spécificité. Les cliniciens devraient s’intéresser de près à cette mesure facile, à la fois pour le diagnostic fin et pour le suivi du traitement
Références
- Bangalore Krishna K, Fuqua JS, Rogol AD, Klein KO, Popovic J, Houk CP, et al. Use of Gonadotropin-Releasing Hormone Analogs in Children: Update by an International Consortium. Horm Res Paediatr. 2019;91(6):357-72.
- Eugster EA. Treatment of Central Precocious Puberty. J Endocr Soc. 2019;3(5):965-72.
- Yüce Ö, Bideci A, Çelik N, Çamurdan O, Cinaz P. Diagnostic value of urinary luteinizing hormone levels in the monitoring of precocious puberty treatment. Arch Endocrinol Metab. 2020;64(2):121-7.




