Le Danemark (5,6 millions d’habitants) tient à jour des registres nationaux dont celui des patientes Turner. 422 ont été diagnostiquées entre 1960 et 2014 dont 285 traitées par les œstrogènes. Avec de tels nombres, un tel suivi dans le temps, sont précieux, notamment pour notre connaissance de la morbidité associée au syndrome de Turner.
La mortalité des X0 est 5 fois plus importante que dans la population générale et 2,5 fois pour les autres caryotypes. Malheureusement, les causes de décès ne sont pas identifiées, non plus que les âges du décès. L’analyse des co-morbidités a permis d’évaluer le risque de diabète de type 1 (x 10,8), de type 2 (x 6,6), de maladie cæliaque (x 171), d’ostéoporose (x 6,6). La pathologie cardiovasculaire est fréquente : arythmie, péricardite, myocardite, insuffisance cardiaque (x 5,1), fibrillation artérielle (x 3,5), AVC (x 2,8). La pathologie veineuse thrombo-embolique n’est pas augmentée. Le traitement œstrogénique diminue fortement le risque de diabète de type 1 (÷ 4), et de type 2 (÷ 1,5), les fractures ostéoporotiques (÷ 1,3), l’HTA (÷ 1,4).
Référence




