Les kystes ovariens sont assez fréquents en période néonatale et pendant la petite enfance. à la naissance, un kyste est dit pathologique quand sa taille est > 20mm. De J1 à 3 mois de vie, des kystes < 9mm sont présents dans > 90 % cas, et > 9mm dans 20 %. Ils sont le plus souvent bénins. Ces kystes sont souvent découverts au 2e trimestre de grossesse par l’échographie anténatale. Seule la taille permet de différencier un follicule ovarien mature d’un kyste ovarien.
L’échographie distingue des kystes « simples » ou « complexes », petits ou gros. Les kystes simples sont plutôt fonctionnels. Les kystes complexes sont cloisonnés avec présence de sang ou de résidus. Les petits kystes régressent souvent spontanément quelques mois après la naissance et ne sont pas symptomatiques. Les gros kystes ont un risque de cancer ou de dysgénésie ovarienne. Les tumeurs ovariennes malignes sont rares en période néonatale. Les tératomes ovariens bénins sont les plus fréquents.
Dans les gros kystes, ou en cas de croissance rapide d’un petit kyste, le risque de torsion existe. Le risque de torsion est plus important pendant la vie intra-utérine ou à la naissance. Il existe une relation étroite entre le risque de torsion ou de nécrose et la présence d’hémorragie intra-kystique. La surveillance échographique est primordiale. Après la naissance, en cas de gros kystes suspects, la chirurgie est souvent recommandée.




