Une petite étude d’un centre anti-cancéreux néerlandais (30 cas âgés de moins de 18 ans) indique que l’IRM permet de distinguer les tumeurs ovariennes malignes (N=13, tératomes immatures de grade 2-3, tumeurs Sertoli-Leydig, tumeurs de la granulosa), borderline (N=2), ou bénignes (N=15, tératomes immatures de bas grade, tératomes matures, fibrothécomes).
Les critères de malignité à l’IRM sont :
- Diamètre ≥ 8 cm (valeur prédictive positive 65%, et négative 100%)
- Marges irrégulières
- Extension extra-capsulaire
- Présence d’ascite
La prise de contraste a eu lieu de façon égale dans toutes les tumeurs malignes et bénignes. Le diagnostic IRM utilisant ces critères s’est montré capable de distinguer les 13 tumeurs malignes des 15 tumeurs bénignes. C’est donc un apport essentiel pour guider la chirurgie vers un geste conservateur ou une exérèse totale. Les marqueurs biologiques avaient donné les résultats suivants, peu discriminants, qui soulignent encore la force diagnostique de l’IRM :
| Tumeurs bénignes | Tumeurs borderline | Tumeurs malignes | |
| N | 15 | 2 | 13 |
| α-foetoprotéine | 14 | 2 | 4 |
| βHCG | 14 | 2 | 11 |
| LDH | 11 | 1 | 5 |
| Antigène 125 | 10 | 1 | 2 |
| Inhibine B | 9 | 2 | 3 |




