Ce n’est pas le premier article sur le sujet, mais il est utile pour la pratique en ajoutant des données. Les auteurs rapportent les résultats de l’IRM cérébrale chez 192 enfants (âge moyen 7,8 (M) et 8,7 (F) ans) mesurant -2,2 DS avec une vitesse de croissance -1,5 (M) à -2,4 (F) DS, ayant un pic de GH <7,5 ng/mL à deux tests de stimulation (clonidine, glucagon ou arginine), sans autre déficit hormonal hypophysaire (IGHD). L’IRM a révélé une anomalie hypothalamo-hypophysaire chez 15 enfants :
- 7 avaient une hypoplasie hypophysaire (cause génétique ?),
- 4 une post-hypophyse ectopique dont 1 avec hypoplasie,
- 2 une selle vide,
- 1 une aplasie de la tige,
- 1 un kyste de la poche de Rathke.
Aucun n’avait de tumeur…
Dans le cas présent, une cause génétique et/ou développementale non identifiée expliquait le GHD chez 7,8% des enfants.
Cela vaut-il la peine, et si oui dans quel but, de faire une IRM à tous les IGHD ? En tout cas, l’IRM cérébrale doit rester au tout premier rang de l’enquête chez tous les enfants dont la croissance se casse ou ralentit, IGHD ou pas.





