Pour les déficits en hormone de croissance (GH) de l’enfance, réévaluer l’axe GH au moment où la taille finale est atteinte aide à la décision de continuer ou non le traitement.
Les critères d’inclusion dans l’étude étaient : pic de GH faible < 6,6 μg/l en réponse au test de stimulation, traitement par la GH pendant l’enfance, taille finale atteinte entre 2005 et 2013 (vitesse de croissance <1 cm/an, réalisation de tests de stimulation et/ou dosage d’IGF1 après l’arrêt de la GH pendant > 1 mois. La persistance du déficit en GH après réévaluation a été défini par un pic de GH <5μg/L en réponse à un test de stimulation dynamique et/ou un faible taux d’IGF1 (<2 DS).
Sur 130 patients, 34 ont poursuivi la GH à l’âge adulte sans arrêt temporaire ou réévaluation formelle. 31 avaient un déficit hypophysaire multiple (≥3 déficits pour 17), 3 un déficit en GH isolé. La décision de traiter variait entre les centres. Tous les patients ayant un déficit en GH persistant n’ont pas systématiquement repris de traitement, malgré de faibles pics de GH lors de la réévaluation. Ces données confirment qu’une forte proportion (82%) des patients GHD réévalués présentent toujours un déficit en GH à l’âge adulte, dont la majorité (80%) choisit de reprendre le traitement.




