76 variants du génome (au moins) sont associés à l’âge de début de la puberté masculine, un trait multifactoriel faisant interagir génétique et environnement. Citons ici ceux qui sont les plus parlants pour les endocrinopédiatres :
- ALX4 [1], responsable d’hypogonadisme hypogonadotrope,
- FGF11, qui active l’expression du récepteur des androgènes,
- SRD5A2, la 5a-réductase qui convertit T en DHT,
- LEPR, le récepteur de la leptine.
Si vous êtes curieux, prenez connaissance des 72 autres dans l’article. Ce sont des combinaisons variées de ces 76 gènes qui dictent l’âge de début de la puberté des garçons et donc l’étiologie génétique des retards (fréquents) et des avances (rares) « idiopathiques ».
N’oublions pas une grande règle des études génome-entier : si l’on avait étudié 2 millions de garçons (au lieu des 205 354 de l’article), on aurait probablement identifié 500 ou 1 000 variants incluant les 76 actuels et leur ajoutant des variants ayant chacun un tout petit effet sur l’âge de la puberté (voir l’article sur la génétique de la taille [2]).
Références
- Kayserili H, Uz E, Niessen C, et al. ALX4 dysfunction disrupts craniofacial and epidermal development. Hum Mol Genet. 2009 Nov 15;18(22):4357-66.
- Yengo L, Wood AR, S. Vedantam S, et al. A meta-analysis of height in 4.1 million European-ancestry individuals identifies ~10.000 SNPs accounting for nearly all heritability attributable to common variants. ASHG october 2020, abstract 2561.




