Evidemment, si on étudie 100 patients pour chercher des variants associés à la taille (GWAS), on n’en trouvera probablement aucun. Si on en étudie 1 000, on en trouvera N ; si on en étudie 10 000, on en trouvera N’ et si on en étudie 100 000, N ». Evidemment à nouveau N » >> N’ >> N. Aujourd’hui, record battu, une étude a cherché des variants associés à la taille de 4,1 millions d’européens. Elle a trouvé ~10 000 variants fréquents ! A eux tous, ils ne conditionnent pourtant que 40% de la variance de la taille… La génétique de la taille est donc gouvernée par une myriade de tout petits effets provenant de milliers de variants du génome. La taille est un trait humain «archi-polygénique». Pour les généticiens de l’évolution, ce n’est sans doute pas une surprise.




