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GH et développement psychomoteur du Prader-Willi

Surprise ! Trois années de traitement par GH 35 µg/kg.jour commencé vers l’âge d’un an, auraient favorablement influencé les scores BSID-II évaluant le développement moteur et mental de 29 de ces patients. Les résultats, exprimés en % de la normale de l’âge, montraient une augmentation de 42 à 78% (moteur) et 58 à 80% (mental). 

Comme l’IGF1 circulant est bas avant le traitement dans le syndrome de Prader-Willi, et que le cerveau est riche en récepteurs IGF1-R, les auteurs évoquent une action indirecte favorable de l’hormone de croissance sur les fonctions cérébrales [1, 2].

Cette observation est-elle spécifique du syndrome ? Pourrait-on imaginer des effets positifs sur le développement moteur et cognitif d’enfants ayant à la fois un taux d’IGF1 bas et des défauts du développement psychomoteur ?

L’analyse de cohortes d’enfants ayant un taux d’IGF1 bas et traités pour un retard statural par l’hormone de croissance ou l’IGF1 pourrait contribuer à explorer cette hypothèse, si leur défaut de croissance était associé à un défaut du développement psychomoteur. Ceci n’est pas rare chez certains jeunes enfants nés avec un RCIU.

Références

  1. Aberg D. Role of the growth hormone/insulin-like growth factor 1 axis in neurogenesis. Endocr Dev 2010; 17: 63-76.
  2. Nyberg F, Hallberg M. Growth hormone and cognitive function. Nat Rev Endocrinol 2013; 9:357-65.