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Prédire si la puberté arrivera avec la kisspeptine

Un test GnRH et un test à la kisspeptine ont été réalisés chez 18 adolescents (14-17,5 ans) n’ayant aucun signe de puberté ou une puberté stagnante et une LH basale ≤0,8 mIU/mL. Tous ceux qui ont élevé leur LH de ≥ 0,8 mIU/mL en réponse à la kisspeptine ont démarré leur puberté. Ceux qui n’ont pas répondu étaient encore impubères à 18 ans. Une prédiction bien meilleure que la mesure de l’inhibine B pour les garçons qui était 39-209 pg/mL chez ceux qui ont fait leur puberté et 17-48 pg/mL chez les autres (zone indécise : 39-47 pg/mL). Quant au test GnRH, qui continue à être prescrit par habitude et conservatisme par beaucoup d’endocrinopédiatres, il n’est lui non plus guère prédictif d’une future puberté, avec une réponse de la LH 1,2-15,4 miU/mL chez ceux qui ont fait leur puberté versus 0,2-7,5 mIU/mL chez les autres (zone indécise : 1,2-7,5 mIU/mL). Sur le petit nombre d’adolescents étudiés, la sensibilité et la spécificité du test kisspeptine étaient de 100%. Il faudra le confirmer sur un plus grand nombre. Mais pour répondre aux inquiétudes de leurs patients et guider leur choix thérapeutique, les endocrinopédiatres doivent d’ores et déjà préférer le dosage de LH en réponse à 0,3 µg/Kg de kisspeptine-10 (voir le protocole détaillé dans l’article).