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Aménorrhée hypothalamique fonctionnelle

L’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle (AHF) est une forme d’anovulation chronique sans cause organique, souvent en relation avec un stress intense, une perte de poids, un exercice excessif ou la combinaison de ces différents facteurs. La check list résumée de l’Endocrine Society est classique:

  • adolescentes ou femmes avec intervalle entre les règles > 45 jours de manière persistante, ou aménorrhée > 3 mois. 
  • exclusion systématique d’une cause organique d’aménorrhée : IRM hypothalamo-hypophysaire : NFS, ionogramme, glycémie, bilan hépatique et bilan inflammatoire, dosages β-hCG, TSH, T4, prolactine, LH, FSH, oestradiol, AMH +testostérone, S-DHEA et 17-hydroxyprogestérone en cas d’hyperandrogénie 
  • en cas d’aménorrhée primaire, imagerie des voies génitales indispensable 
  • interrogatoire précis sur alimentation, activité sportive, caractéristiques psychologiques, fluctuations pondérales, sommeil, facteurs de stress, humeur, utilisation de drogues. 
  • antécédents familiaux. 
  • exclusion de la grossesse
  • examen physique complet (notamment gynécologique), il faut éliminer les étiologies organiques. 
  • après exclusion d’une grossesse, un test au progestatif peut être proposé pour vérifier la survenue d’un saignement génital à l’arrêt du progestatif. 

En cas d’AHF, une prise en charge nutritionnelle visant à reprendre du poids est indispensable, ainsi qu’un soutien psychologique. Si une pilule œstroprogestative contraceptive est indiquée, il faut éduquer les patientes sur le fait que les règles artificielles peuvent masquer le retour de règles spontanées. En l’absence de retour des cycles, il est conseillé de prescrire un traitement comportant des estrogènes transdermiques associés à des progestatifs oraux plutôt que des contraceptifs œstroprogestatifs oraux. En cas de désir de grossesse, un traitement par pompe à GnRH est indiqué en première ligne. Un traitement par citrate de clomifène peut être proposé pour induire l’ovulation chez les femmes ayant des taux d’estrogènes suffisants.

Références

Gordon CM, et al. J Clin Endocrinol Metab 2017; 102(5): 1413-39.