La fréquence des IRM a augmenté la découverte fortuite des KPR. Ces reliquats de l’ébauche embryonnaire de l’hypophyse antérieure, sont trouvés dans 13 à 33% des autopsies. La plupart sont asymptomatiques, découverts de façon fortuite lors d’un scanner ou d’une IRM. Lorsque des symptômes sont présents, ils résultent de l’augmentation progressive du kyste qui comprime les structures adjacentes. Il s’agit de troubles visuels (compression du chiasma optique) et maux de tête, et de dysfonctions anté- ou post-hypophysaires : hypogonadisme, hyperprolactinémie, déficit en hormone de croissance, déficits corticotrope ou thyréotrope, diabète insipide.
La thérapie conventionnelle des KPR symptomatiques est la résection chirurgicale par voie transsphénoïdale. Pour les KPR asymptomatiques, la prise en charge est mal définie car leur histoire naturelle est peu connue. La résection comporte un risque de complications avec notamment des fuites de LCR, des diabètes insipides, des déficits hypophysaires, des méningites chimiques et des sinusites. Est-il justifié d’exposer les patients asymptomatiques à ces risques ? Toutes les IRM de l’Université de Virginie évoquant un KPR entre 2006 et 2013 ont été passées en revue. 75 patients de 4 à 76 ans ont été suivis 24 mois en moyenne. Pour 43 patients (57%), aucune modification du kyste n’a été observée. Pour 21 (28%), le volume a augmenté, et pour 11 (15%), il a diminué. En l’absence de symptômes, mieux vaut donc ne pas opérer les KPR. Un seul bémol : le suivi est bref…
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