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DSD 46,XY avec craniosynostose : mutation FGFR2

Les défauts du développement des testicules sont appelés « dysgénésie gonadique 46,XY». Dans la forme partielle de cette dysgénésie, les faibles taux de testostérone produits peuvent entraîner une ambiguïté génitale plus ou moins marquée. Dans la forme complète, les gonades sont réduites à des « bandelettes » (streak), et les organes génitaux externes et internes sont féminins. La dysgénésie est due à des mutations de gènes actifs dans la détermination testiculaire (SRY, SOX9, NR5A1, MAP3K1). Les mutations ou délétions du gène SRY contribuent à 15% des cas. Mais le diagnostic moléculaire n’est pas fait dans 70% des cas.

Gène FGFR2 sur le chromosome 10
Gène FGFR2 sur le chromosome 10

Des mutations hétérozygotes du gène FGFR2 entraînent plusieurs syndromes de craniosynostose, dont les syndromes de Crouzon et de Pfeiffer, mais n’avaient pas encore été associées à des défauts testiculaires. Le cas d’une patiente XY présentant une craniosynostose et un phénotype féminin du fait d’une dysgénésie complète vient d’être rapporté et associé à une mutation hétérozygote faux-sens de FGFR2, c.1025G>C (p.Cys342Ser) a été rapporté. La substitution de la cystéine en position 342 par une sérine ou par un autre acide aminé (Arg/Phe/Try/Tyr) avait déjà été mise en cause dans les syndromes de Crouzon et de Pfeiffer. Bien qu’elle soit considérée comme une mutation gain de fonction, la substitution Cys342Ser conduit à une perte de fonction dans la gonade.